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- "[[notions spinozistes]]"
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- s/philosophie/spinoza
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aliases:
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- éternité
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- durée
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- éternité et durée
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> [!definition] [[éternité et durée pour spinoza|éternité]]
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> L'**éternité** est l'aspect *atemporel* de la [[notions spinozistes . substance|substance]].
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> Comme la substance *existe nécessairement*, on ne peut la concevoir que comme existente, et c'est cela l'éternité.
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^eternite
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> [!definition] [[éternité et durée pour spinoza|durée]]
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> La **durée** est la "continuation indéterminée de l'exister".
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> C'est une existence qui ne découle pas *nécessairement* de la seule nature de la chose.
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> - = par exemple, un humain peut exister ou non, mais cette existence n'est pas [[latin . determinare|déterminée]] par la nature de l'humain (autrement dit : un humain n'existe pas par définition). C'est cela qui donne une **durée** à l'humain plutôt qu'une **éternité**
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^duree
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La distinction éternité vs durée naît de la différence entre la [[notions spinozistes . substance|substance]] et [[notions spinozistes . attribut|attribut]].
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> [!PDF|yellow] [[sources/0 - cours/LOGOS S2/le savoir en mathématiques/(Spinoza) Lettre 12 à Lodewijk Meyer.pdf#page=3&selection=9,0,15,1&color=yellow|(Spinoza) Lettre 12 à Lodewijk Meyer]]
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> De là naît la différence entre éternité et durée. Par la durée, nous pouvons en effet expliquer seulement l’existence des modes. Et celle de la substance, par l’éternité, c’est-à-dire par la jouissance infinie de l’exister, autrement dit (tant pis pour le latin !) de l’être^[la pléiade traduit par "étance"].
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> [!PDF|note] [[sources/0 - cours/LOGOS S2/le savoir en mathématiques/Éthique.pdf#page=169&selection=75,0,95,43&color=note|Éthique, p.169]]
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> - source:: [[éthique de spinoza]]
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> 5. La durée est la continuation indéfinie de l’exister 154. Explication. Je dis indéfinie, parce qu’elle ne peut en aucun cas être [[latin . determinare|déterminée]] par la nature même de la chose existante, ni même par la cause efficiente ; c’est évident, puisque celle-ci pose nécessairement la chose existante, et donc elle ne la supprime pas.
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> [!PDF|exemple] [[sources/0 - cours/LOGOS S2/le savoir en mathématiques/(Spinoza) Lettre 12 à Lodewijk Meyer.pdf#page=5&selection=60,0,74,6&color=exemple|(Spinoza) Lettre 12 à Lodewijk Meyer]]
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> Pour y voir encore plus clair, prenons un exemple. Soit quelqu’un qui conçoit la durée abstraitement et qui la confond avec le temps. S’il entreprend de la diviser en parties, jamais il ne pourra comprendre comment une heure, par exemple, peut s’écouler. Car pour que l’heure passe, il sera nécessaire que la moitié en passe d’abord, puis la moitié du reste, et ensuite la moitié laissée du nouveau reste. Ainsi, en retirant la moitié du reste à l’infini, on ne pourra jamais parvenir à la fin de l’heure. C’est ainsi que beaucoup d’auteurs, qui ne sont pas accoutumés à distinguer les êtres de raison et les choses réelles, ont eu l’audace d’affirmer que la durée se compose d’instants. C’est ainsi qu’en voulant éviter Charybde, ils sont tombés dans Scylla, \<ce qui est bien pire>. Car composer la durée à partir d’instants, c’est la même chose que de faire un nombre en additionnant des zéros.
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