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- "[[S1 LOGOS]]"
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- s/philosophie
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- s/maths
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- [ ] #task envoyer mail brice pour inscription moddle philo des maths 🔺
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%% séance 1 (2026-01-12) %%
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> [!info] objet
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> 1. première partie du cours (Brice)
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> - questions sur la prétention de la métaphysique à traiter de "toutes les choses"
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> - question sur la visée de généralité (quelconque, tout)
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> - par vraiment un cours de philosophie *sur les mathématiques*, mais plutôt une "philosophie mathématique"
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> - logique (surtout pour la question de la généralité)
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> - ? pourquoi partir d'une question philosophique
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> - les mathématiques ne présentent pas d'enjeu philosophique en elles-mêmes
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> - = conceptualisations du quelconque en mathématiques (notion**<u>s</u>** d'objet générique)
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> 2. seconde partie du cours (David)
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> - leibniz, Descartes
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# Prétention de la métaphysique à la généralité
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Première difficulté de la métaphysique : sa possibilité même !
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- est-t-il réellement possible de faire référence à *toutes les choses en général* ?
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- la totalité n'est pas une chose à quelle on peut faire référence
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- quand on emploie un nom propre (ex: socrate), il y à *présomption de référence*
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- une expression comme "toute(s) chose(s) en général" n'a pas de visée référentielle au même titre qu'un nom propre
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- def pensée _**de re**_ : pensée *a propos de la chose même*
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- lorsque j'ai la chose en tête directement, quand la pensée est directement indexée à son objet
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- = "le chien d'alexandre est affectueux" : on fait référence à ce chien **par des propriétés** : description définie (on suppose aussi que cette description par des propriétés désigne une unique entité)
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- def pensée **descriptive** : a propos des choses **en général**
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- ! elles se basent en réalité sur des références générales
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- source:: (Bertrand Russell, "On denoting", 1905)
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- so question de la vérité de l'énoncé "L'actuel roi de France est chauve" (on aimerait bien avoir une valeur de vérité pour tout, mais on ne sait pas laquelle mettre ici).
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- Paraphrase de Russell : $\boxed{\exists x (Rx \wedge \forall y (Ry \to y = x) \wedge Cx)}$ (il existe un $x$ qui est roi de France $Rx$, qui s'identifie à tout autre roi de France, et qui est chauve $Cx$).
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- on voit que la **référence descriptive** se base sur une référence général (sur l'existence de...)
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- def pensée _**de rebus**_ : pensée *a propos des choses en général*
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- c ne peut pas être une pensée descriptive ni une pensée *de re*
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- pas une pensée *de re* car celles-ci supposent d'avoir directement la chose en tête (et car les références qui y sont faites sont par des propriétés, ce qui n'est pas possible pour "toutes les choses")
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- pas une pensée descriptive car celles-ci, on l'a dit, sont basées sur des références générales (si on les fonde comme le fait Russell) $\implies$ il y aurait circularité (la référence au général serait basée sur une référence au général)
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La plupart des métaphysiciens contemporains ne se posent même pas la question de la possibilité de référer à tout·es chose·es.
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Les métaphysiciens moins modernes sont parfois plus prudents sur cette possibilité
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- merleau ponty (continental) : il y à bien une pensée des choses en général, qui est propre et caractéristique des sciences, et qui est une *pensée de survol*
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- quine (analytique) : la fixation d'un schème à ajuster à un système total du monde.
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Brice : la métaphysique contemporaine est "plus naïve" que la métaphysique du 20ème siècle à ce sujet
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- i le terme de "monde" est souvent employé dans ces discussions sur les choses en général
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- le monde concu comme le tout de la réalité semble permettre de garantir les références : parler de toute·s chose·s, c'est parler de toute·s chose·s du monde.
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- def problème du **_nexus rerum_** (noeud des choses)
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- c il faut rendre compte de ce qui fait l'unité du monde ? comment le monde constitue-t-il une totalité cohérente ? comment faire tenir ensemble ses parties ?
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- def problème des ***possibilia*** (problème des entités non actuellement existantes)
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- c trop étroit pour des visée de généralités plus larges que le seul existant.
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- = trop large pour le logico-mathématique : le nombre 3 n'est pas existant comme une chaise. Il ne fait pas partie du monde, mais on veut toujours le considérer dans certaines références générales
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- def Phénoménologie
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- author:: [[Edmund Husserl]]
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- Le monde n'est pas *quelque chose*, mais une **structure de l'apparaître** : le monde est le *fond* des phénomènes
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- = si je vois une chaise, je la vois "*sur fond de monde*", elle apparaît *selon la structure du monde*
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- so pas satisfaisant : ne permet pas de savoir "comment parler des choses en général"
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Jusqu'à Frege et Russel (fondation de la logique moderne), la logique était concue comme formelle : elle ne parle de rien, elle ne parle que des schémas des choses, mais ne produit pas d'énoncés (donc pas d'énoncés généraux non plus).
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Depuis Frege et Russel, la logique est apparue au contraire comme une "science pleine", comme une théorie maximalement générale.
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- def Universalisme logique
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- author:: [[Gottlob Frege]], [[Bertrand Russel]]
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- la logique comme **science universelle**
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- les variables de la logique sont absolument non restreintes (et c'est ce qui caractérise la logique)
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2 présupposés :
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- la généralité va de soi (on peut y référer sans problème)
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- la généralité est uniforme (on lui donne des *domaines* différents, mais elle est toujours la même) (le domaine de "toutes les choses en général" n'est qu'une mise à la limite de domaines particuliers comme "tous les Hommes", "tous les arbres")
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## Notion de généralité absolue
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![[généralité absolue]]
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