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pdf: "[[sources/0 - cours/LOGOS S2/le savoir en mathématiques/Spinoza - Lettre 12 à Lodewijk Meyer (FR).pdf|Spinoza - Lettre 12 à Lodewijk Meyer (FR)]]"
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pdf: "[[sources/0 - cours/LOGOS S2/le savoir en mathématiques/(Spinoza) Lettre 12 à Lodewijk Meyer.pdf|(Spinoza) Lettre 12 à Lodewijk Meyer]]"
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author:
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- "[[Baruch de Spinoza|Spinoza]]"
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year: 1663
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@@ -10,28 +10,31 @@ year: 1663
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# Distinctions sur les différentes notions d'infini
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> [!PDF|definition] [[sources/0 - cours/LOGOS S2/le savoir en mathématiques/Spinoza - Lettre 12 à Lodewijk Meyer (FR).pdf#page=2&selection=3,33,6,17&color=note|Spinoza - Lettre 12 à Lodewijk Meyer (FR)]]
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> [!PDF|definition] [[sources/0 - cours/LOGOS S2/le savoir en mathématiques/(Spinoza) Lettre 12 à Lodewijk Meyer.pdf#page=2&selection=3,33,6,17&color=note|(Spinoza) Lettre 12 à Lodewijk Meyer]]
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> C’est qu’ils n’ont pas distingué entre ce dont l’être infini suit de sa nature, autrement dit de la force de sa définition, et ce qui n’a aucune fin, non pas du tout par la force de son essence, mais par la force de sa cause
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> [!PDF|definition] [[sources/0 - cours/LOGOS S2/le savoir en mathématiques/Spinoza - Lettre 12 à Lodewijk Meyer (FR).pdf#page=2&selection=6,18,9,54&color=note|Spinoza - Lettre 12 à Lodewijk Meyer (FR)]]
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> [!PDF|definition] [[sources/0 - cours/LOGOS S2/le savoir en mathématiques/(Spinoza) Lettre 12 à Lodewijk Meyer.pdf#page=2&selection=6,18,9,54&color=note|(Spinoza) Lettre 12 à Lodewijk Meyer]]
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> Ensuite, ils n’ont pas distingué entre ce qui est dit infini parce qu’il n’a aucune fin, et ce dont les parties ne peuvent être égalées ni exprimées par aucun nombre, même si nous en connaissons le maximum et le minimum <et que la chose est ainsi bien déterminée>
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> [!PDF|definition] [[sources/0 - cours/LOGOS S2/le savoir en mathématiques/Spinoza - Lettre 12 à Lodewijk Meyer (FR).pdf#page=2&selection=9,56,11,47&color=note|Spinoza - Lettre 12 à Lodewijk Meyer (FR)]]
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> [!PDF|definition] [[sources/0 - cours/LOGOS S2/le savoir en mathématiques/(Spinoza) Lettre 12 à Lodewijk Meyer.pdf#page=2&selection=9,56,11,47&color=note|(Spinoza) Lettre 12 à Lodewijk Meyer]]
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> Enfin, ils n’ont pas distingué entre ce que nous pouvons seulement comprendre, mais pas imaginer, et ce que nous pouvons aussi imaginer
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> [!PDF|yellow] [[sources/0 - cours/LOGOS S2/le savoir en mathématiques/Spinoza - Lettre 12 à Lodewijk Meyer (FR).pdf#page=3&selection=20,0,27,18&color=yellow|Spinoza - Lettre 12 à Lodewijk Meyer (FR), p.3]]
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## Comment l'imagination nous trompe
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- distinction entre les choses considérées par l'intellect (substance, éternité, unité indivisible) et les choses considérées par l'imagination (affections définies, temps, quantité et mesure)
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> [!PDF|yellow]+ Substance éternelle, infinie, indivisible — modes divisibles, comparables, déterminés [[sources/0 - cours/LOGOS S2/le savoir en mathématiques/(Spinoza) Lettre 12 à Lodewijk Meyer.pdf#page=3&selection=20,0,27,18&color=yellow|(Spinoza) Lettre 12 à Lodewijk Meyer]]
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> De tout cela, il ressort clairement que là où nous portons attention, comme on le fait le plus souvent, à leur seule essence et non à l’ordre de la nature, nous pouvons déterminer l’existence et la durée des modes, et la concevoir plus grande ou plus petite, et la diviser en autant de parties que l’on veut, sans détruire aucunement le concept que nous en avons. En revanche, l’éternité et la substance ne peuvent se concevoir qu’infinies, de sorte qu’elles ne peuvent rien subir de cela sans que leurs concepts soient aussitôt détruits.
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> - [[notions spinozistes . mode|modes]] : on peut les diviser, les comparer ("plus grand que" ou "plus petit que")
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> - [[éternité et durée pour spinoza|éternité]] et [[notions spinozistes . substance|substance]] : ne se conçoivent qu'infinies
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> [!PDF|yellow] [[sources/0 - cours/LOGOS S2/le savoir en mathématiques/Spinoza - Lettre 12 à Lodewijk Meyer (FR).pdf#page=4&selection=3,1,40,7&color=yellow|Spinoza - Lettre 12 à Lodewijk Meyer (FR), p.4]]
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> [!PDF|yellow]+ La différence vient de l'imagination [[sources/0 - cours/LOGOS S2/le savoir en mathématiques/(Spinoza) Lettre 12 à Lodewijk Meyer.pdf#page=4&selection=3,1,40,7&color=yellow|Spinoza - Lettre 12 à Lodewijk Meyer (FR)]]
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> Pourtant, si tu me poses la question : Pourquoi sommes-nous à ce point enclins, par une tendance naturelle, à diviser la substance étendue ? Je te réponds ceci. Nous concevons la quantité de deux manières, soit abstraitement, autrement dit superficiellement, comme nous l’avons dans l’imagination avec l’aide des sens, soit comme substance, ce que l’on ne peut faire que par l’intellect seul. C’est pourquoi, si nous portons attention à la quantité telle qu’elle est dans l’imagination, ce que l’on fait très souvent et très facilement, on la trouvera divisible, finie, composée de parties et multiple. Mais si nous portons attention à cette chose telle qu’elle est en l’intellect, et que nous la percevons telle qu’elle est en soi, ce qui se fait très difficilement, alors, comme je te l’ai démontré naguère, <si je ne me trompe,> de manière satisfaisante, on la trouvera infinie, indivisible et unique.
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> - L'idée de diviser l'étendue vient de notre imagination (de nos sens et non de la raison) (c'est plus facile.
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> - Si l'on considère la substance par l'intellect (rationellement) :
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> - c'est plus difficile
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> - on retrouve ses propriétés : infinie, indivisible et unique
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> [!PDF|yellow] [[sources/0 - cours/LOGOS S2/le savoir en mathématiques/Spinoza - Lettre 12 à Lodewijk Meyer (FR).pdf#page=4&selection=43,0,49,5&color=yellow|Spinoza - Lettre 12 à Lodewijk Meyer (FR), p.4]]
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> [!PDF|yellow] [[sources/0 - cours/LOGOS S2/le savoir en mathématiques/(Spinoza) Lettre 12 à Lodewijk Meyer.pdf#page=4&selection=43,0,49,5&color=yellow|Spinoza - Lettre 12 à Lodewijk Meyer (FR)]]
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> Ensuite, nous pouvons déterminer la durée et la quantité autant qu’on voudra, en concevant la quantité abstraction faite de la substance et en séparant la durée de la manière dont elle découle des choses éternelles. De là naissent le temps et la mesure. Le temps en l’occurrence permet de déterminer la durée, et la mesure permet de déterminer la quantité, de manière à ce que nous puissions les imaginer facilement, autant que faire se peut.
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> - pour fonder la quantité et la durée (plutôt que l'unité et l'éternité de la substance), il faut les séparer de la substance :
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> - so permet d'imaginer plus aisément
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@@ -40,12 +43,12 @@ year: 1663
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> - concevoir la quantité "abstraction faite de la [[notions spinozistes . substance|substance]]"
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> - forme la **mesure**, qui "détermine" la quantité
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> [!PDF|yellow] [[sources/0 - cours/LOGOS S2/le savoir en mathématiques/Spinoza - Lettre 12 à Lodewijk Meyer (FR).pdf#page=4&selection=52,0,55,24&color=yellow|Spinoza - Lettre 12 à Lodewijk Meyer (FR), p.4]]
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> [!PDF|yellow] [[sources/0 - cours/LOGOS S2/le savoir en mathématiques/(Spinoza) Lettre 12 à Lodewijk Meyer.pdf#page=4&selection=52,0,55,24&color=yellow|Spinoza - Lettre 12 à Lodewijk Meyer (FR)]]
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> Ensuite, lorsque nous séparons les affections de la substance de la substance elle-même, et que nous les faisons rentrer dans des classes pour les imaginer aussi facilement que possible, naît le nombre. Celui-ci nous permet de les déterminer
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> - le **nombre** naît de la *classification* des [[notions spinozistes . mode|modes]], lorsqu'on les range en classes (pour les imaginer plus facilement). Le nombre permet encore de déterminer les modes.
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> [!PDF|red] [[sources/0 - cours/LOGOS S2/le savoir en mathématiques/Spinoza - Lettre 12 à Lodewijk Meyer (FR).pdf#page=4&selection=55,26,57,11&color=red|Spinoza - Lettre 12 à Lodewijk Meyer (FR), p.4]]
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> [!PDF|red] [[sources/0 - cours/LOGOS S2/le savoir en mathématiques/(Spinoza) Lettre 12 à Lodewijk Meyer.pdf#page=4&selection=55,26,57,11&color=red|Spinoza - Lettre 12 à Lodewijk Meyer (FR)]]
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> Dès lors, il apparaît clairement que la mesure, le temps et le nombre ne sont rien de plus que des modes de penser, ou plutôt d’imaginer.
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> - mesure, temps et nombre sont des **modes d'imaginer**, et donc pas des concepts "réels/naturels"
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> - mesure, temps et nombre sont des **modes d'imaginer**, et donc pas des concepts de l'**intellect** (rationnels)
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La distinction éternité vs durée naît de la différence entre la [[notions spinozistes . substance|substance]] et [[notions spinozistes . attribut|attribut]].
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> [!PDF|yellow] [[sources/0 - cours/LOGOS S2/le savoir en mathématiques/Spinoza - Lettre 12 à Lodewijk Meyer (FR).pdf#page=3&selection=9,0,15,1&color=yellow|Spinoza - Lettre 12 à Lodewijk Meyer (FR)]]
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> [!PDF|yellow] [[sources/0 - cours/LOGOS S2/le savoir en mathématiques/(Spinoza) Lettre 12 à Lodewijk Meyer.pdf#page=3&selection=9,0,15,1&color=yellow|(Spinoza) Lettre 12 à Lodewijk Meyer]]
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> De là naît la différence entre éternité et durée. Par la durée, nous pouvons en effet expliquer seulement l’existence des modes. Et celle de la substance, par l’éternité, c’est-à-dire par la jouissance infinie de l’exister, autrement dit (tant pis pour le latin !) de l’être^[la pléiade traduit par "étance"].
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> [!PDF|note] [[sources/0 - cours/LOGOS S2/le savoir en mathématiques/Éthique.pdf#page=169&selection=75,0,95,43&color=note|Éthique, p.169]]
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Reference in New Issue
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